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Alimentation du chien : le guide complet pour bien le nourrir (besoins, rations, aliments toxiques)

Tout pour réussir l'alimentation de votre chien : besoins nutritionnels, quantité de croquettes par jour, nombre de repas, transition alimentaire et liste des aliments toxiques à éviter. Conseils fiables, appuyés sur des sources vétérinaires.

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Équipe Gambade
Publié le 27/06/2026
maj le 27/06/2026
Un chien attentif devant sa gamelle de croquettes, illustrant une alimentation équilibrée

Bien nourrir son chien est l’un des piliers de sa santé. Une alimentation adaptée favorise un poids stable, un beau pelage, des articulations en forme et limite le risque de certaines maladies. Mais entre les croquettes, la pâtée, la ration ménagère et les aliments à proscrire absolument, il n’est pas toujours simple de s’y retrouver. Ce guide fait le point, de façon claire et appuyée sur des sources vétérinaires, pour vous aider à composer la gamelle idéale de votre compagnon.

Comprendre les besoins nutritionnels du chien

Le chien est un carnivore à tendance omnivore, ce qui signifie qu’il a besoin d’une alimentation variée mais centrée sur les protéines animales. Ses besoins se répartissent en deux grandes catégories. Comme l’explique La Compagnie des Animaux, un chien a besoin de calories d’une part, et de nutriments essentiels d’autre part : protéines, lipides, acides gras essentiels, acides aminés indispensables, minéraux, vitamines et fibres.

Pour estimer les besoins énergétiques, les vétérinaires parlent de “besoins d’entretien”, c’est-à-dire les besoins en énergie d’un chien adulte entier à poids constant, avec une activité modérée et dans des conditions de température tempérées (15 à 25 °C). En moyenne, ces besoins sont d’environ 73 kcal par kilo de poids corporel, soit environ 730 kcal par jour pour un chien de 10 kg, selon La Compagnie des Animaux.

Ces besoins varient toutefois beaucoup d’un chien à l’autre. Selon Virbac, pour un chien adulte à activité modérée, la Fediaf (Fédération Européenne de l’Industrie des Aliments pour animaux Familiers) recommande d’incorporer au moins 18 % de protéines dans la matière sèche de l’aliment. En pratique, les vétérinaires nutritionnistes recommandent souvent des valeurs supérieures.

Les facteurs qui modifient les besoins de votre chien

La ration idéale n’est jamais universelle. Plusieurs facteurs entrent en jeu :

  • L’âge : un chiot en pleine croissance dépense en moyenne deux fois plus d’énergie qu’un chien adulte, car ses muscles, ses os et son système immunitaire se développent rapidement, comme le rappelle Ultra Premium Direct. À l’inverse, le chien senior voit son métabolisme ralentir.
  • Le niveau d’activité : un chien sportif a des besoins énergétiques et en protéines plus élevés qu’un chien sédentaire, selon Photos d’Animaux.
  • La stérilisation : c’est un point souvent sous-estimé. Après la stérilisation, les besoins énergétiques peuvent baisser de 20 à 30 %, alors que l’appétit peut augmenter, comme l’indiquent Ultra Premium Direct et Franklin. Selon Virbac, la stérilisation est un facteur majeur de risque d’obésité, surtout dans les deux ans qui suivent l’intervention.
  • La taille et la race : les grandes races nécessitent souvent des aliments spécifiquement formulés pour éviter une prise de poids trop rapide, comme le souligne Vetocanis.
  • L’état de santé : des pathologies comme l’insuffisance rénale ou le diabète peuvent nécessiter une alimentation spécifique, prescrite par le vétérinaire, selon Photos d’Animaux.

Croquettes, pâtée ou ration ménagère : quel mode d’alimentation choisir ?

Il existe plusieurs façons de nourrir son chien, chacune avec ses avantages.

Les croquettes (alimentation sèche) sont l’option la plus courante : pratiques, complètes et faciles à doser. La pâtée (alimentation humide) est plus appétente et plus riche en eau. La bi-nutrition, qui associe les deux, est aujourd’hui considérée comme une solution de choix, selon La Compagnie des Animaux.

La ration ménagère (préparée à la maison) peut être un apport de qualité, mais à condition d’être bien calculée. Comme le précise Conseil Vétérinaire, beaucoup de recettes trouvées en ligne restent vagues ou évasives sur les besoins réels de l’animal, et un mauvais équilibre peut entraîner des carences ou des éléments toxiques. La ration maison doit donc être validée par un vétérinaire et complétée en acides gras essentiels, vitamines et minéraux.

L’alimentation crue (BARF) consiste à donner viande, os, fruits et légumes crus. Considérée comme plus naturelle, elle exige une attention particulière à l’équilibre nutritionnel et à la qualité des produits, et un suivi vétérinaire est recommandé, comme l’indique Photos d’Animaux.

Quel que soit le mode choisi, vérifiez la qualité des ingrédients et privilégiez de vraies protéines. Pour les aliments industriels, recherchez une étiquette mentionnant une alimentation complète et équilibrée, comme le conseille Guide Animaux.

Quelle quantité de nourriture donner par jour ?

La règle d’or : adapter la ration au poids idéal et au niveau d’activité du chien, et la réajuster s’il prend ou perd du poids, comme le recommande Vetocanis.

Pour les croquettes, une indication de base est d’environ 15 grammes par kilo de poids du chien. Selon Jardiland, cela correspond à environ 150 g par jour pour un chien de 10 kg, et 300 g pour un chien de 20 kg. Ces chiffres restent indicatifs et doivent être ajustés selon l’âge, l’activité et la stérilisation.

Voici des fourchettes indicatives proposées par Ultra Premium Direct :

  • Petit chien (moins de 10 kg) : 80 à 180 g de croquettes par jour.
  • Chien moyen (10 à 25 kg) : 180 à 350 g de croquettes par jour.
  • Grand chien (plus de 25 kg) : 350 à 600 g de croquettes par jour.

Le moyen le plus fiable reste l’emballage du produit choisi, car chaque recette a une densité calorique différente, comme le rappelle Zooplus. Et si vous pratiquez la bi-nutrition, l’apport calorique des croquettes étant supérieur à celui de la pâtée, on ne diminue pas la ration de croquettes gramme pour gramme, précise Jardiland.

Bon réflexe : plutôt que de doser “à vue d’œil”, utilisez une balance de cuisine ou un verre doseur pour rester précis, conseille VitaliVet. Un bon repère visuel : vous devez pouvoir sentir les côtes de votre chien sous vos doigts sans les voir, selon Franklin.

Combien de repas par jour ?

Le nombre de repas évolue avec l’âge.

Pour un chien adulte, deux repas par jour à heures fixes sont l’idéal, ce qui permet de réguler la digestion et d’éviter les fringales, selon VitaliVet. Évitez de laisser la nourriture à volonté : contrairement aux chats, les chiens ne savent généralement pas se rationner, rappelle Jardiland. En revanche, de l’eau propre et fraîche doit toujours être à disposition.

Pour un chiot, l’estomac est plus petit et le métabolisme plus rapide : il faut fractionner. Selon Wanimo, jusqu’à quatre à six mois, un chiot prend trois à quatre repas par jour ; après six mois, deux à trois repas suffisent, puis deux repas à l’âge adulte. Pensez à intégrer les friandises données en récompense dans la ration journalière pour éviter le surpoids, comme le suggère Zooplus.

Réussir la transition alimentaire

Tout changement d’alimentation doit se faire progressivement, sur environ une semaine, pour ne pas perturber la digestion. Wanimo propose une méthode simple :

  1. Mélangez 75 % d’ancien aliment avec 25 % du nouveau pendant un à deux jours.
  2. Passez ensuite à un rapport de 50/50 sur les deux jours suivants.
  3. Inversez (75 % du nouveau, 25 % de l’ancien) les derniers jours, jusqu’à 100 % du nouvel aliment.

Pendant toute la transition, surveillez les selles et l’apparition de troubles digestifs. En cas de sensibilité persistante, contactez votre vétérinaire.

Les aliments toxiques à ne jamais donner

Certains aliments de notre quotidien, sans danger pour nous, peuvent être dangereux pour le chien, parfois même en petite quantité. Voici les principaux à connaître.

Le chocolat. C’est l’aliment toxique le plus fréquemment en cause. Le responsable est la théobromine, une molécule de la famille de la caféine que le chien élimine très lentement, comme l’explique Opoils. Le chocolat noir et le cacao pur sont les plus concentrés et donc les plus dangereux, tandis que le chocolat au lait en contient moins, selon le Centre hospitalier universitaire vétérinaire de Montréal. Les symptômes (agitation, vomissements, tremblements, emballement du cœur) surviennent en général dans les 6 à 12 heures.

Le raisin et les raisins secs. Frais ou secs, ils peuvent provoquer une insuffisance rénale aiguë chez le chien. Selon Certivet, cela peut survenir même en petite quantité, et le mécanisme exact reste mal connu, ce qui rend la prudence indispensable : aucune dose n’est considérée comme sûre.

L’oignon, l’ail, l’échalote, le poireau et la ciboulette. Ces plantes de la famille des Allium contiennent des composés soufrés qui détruisent les globules rouges et peuvent provoquer une anémie. Selon Santévet, un chien de 10 kg peut présenter des symptômes en ingérant l’équivalent d’un oignon entier.

Le xylitol. Cet édulcorant présent dans certains chewing-gums, bonbons et pâtisseries allégées est très toxique et absorbé très rapidement. Selon le CHUV de Montréal, quelle que soit la quantité ingérée, une consultation vétérinaire en urgence est nécessaire. Il peut entraîner une hypoglycémie sévère, voire une insuffisance hépatique.

L’alcool. Sa consommation engendre de graves dommages au cerveau et au foie, rappelle Santévet. À tenir hors de portée en toutes circonstances.

Les noix de macadamia. L’ingestion peut causer faiblesse, tremblements et démarche altérée, généralement dans les 12 heures, selon le CHUV de Montréal.

Autres aliments à éviter : l’avocat (qui contient de la persine), les pommes de terre crues et les tomates vertes (solanine), les fruits à noyau comme cerise, abricot et pêche (cyanure dans le noyau), le sel en excès, les os cuits (qui peuvent se briser en éclats pointus) et les champignons sauvages. Ces conseils sont rapportés notamment par Santévet et Certivet.

En cas d’ingestion d’un aliment toxique, ne faites pas vomir votre chien sans consigne et appelez immédiatement un vétérinaire, en précisant l’aliment, la quantité et le poids du chien, comme le recommande Opoils.

En balade : restez vigilant face aux dangers extérieurs

L’alimentation ne s’arrête pas à la maison. En promenade, un chien curieux peut être tenté de lécher ou mâcher des objets dangereux. Les champignons sauvages, par exemple, peuvent provoquer des troubles digestifs, neurologiques, voire une insuffisance rénale ou hépatique, selon Certivet. D’autres dangers guettent aussi vos balades selon les saisons (cyanobactéries près des plans d’eau, chenilles processionnaires, tiques, coups de chaleur). Garder un œil attentif sur ce que votre chien renifle et ingère reste la meilleure prévention.

FAQ

Quelle est la quantité de croquettes idéale pour mon chien ? La base est d’environ 15 g par kilo de poids, soit environ 150 g par jour pour un chien de 10 kg, selon Jardiland. Cette quantité doit être ajustée selon l’âge, l’activité, la stérilisation et la densité calorique de la marque. Référez-vous toujours à l’emballage et au conseil de votre vétérinaire.

Combien de repas par jour pour un chien adulte ? Deux repas par jour à heures fixes sont recommandés pour un chien adulte, ce qui aide à réguler sa digestion, selon VitaliVet.

Le chocolat est-il vraiment dangereux pour le chien ? Oui. Le chocolat contient de la théobromine, que le chien élimine très lentement. Le chocolat noir et le cacao pur sont les plus dangereux, et les symptômes apparaissent généralement dans les 6 à 12 heures, selon Opoils.

Puis-je préparer moi-même les repas de mon chien ? Oui, mais la ration ménagère doit être bien calculée et validée par un vétérinaire pour éviter les carences. Selon Conseil Vétérinaire, beaucoup de recettes trouvées en ligne sont vagues ou déséquilibrées et peuvent contenir des éléments toxiques.

Comment changer l’alimentation de mon chien sans troubles digestifs ? Faites une transition progressive sur environ une semaine, en augmentant petit à petit la proportion du nouvel aliment, et surveillez les selles, comme le conseille Wanimo.

Que faire si mon chien a mangé un aliment toxique ? Ne le faites pas vomir sans consigne et contactez immédiatement un vétérinaire ou un centre antipoison vétérinaire, en précisant l’aliment, la quantité et le poids du chien, selon Opoils.

Protégez votre chien en balade avec Gambade

Une bonne alimentation à la maison, c’est la base. Mais dehors, votre chien peut croiser bien d’autres dangers : champignons toxiques, cyanobactéries, chenilles processionnaires, tiques ou coups de chaleur. Téléchargez l’application Gambade pour être alerté en temps réel des risques sur vos lieux de promenade et profiter de vos balades l’esprit tranquille.

Sources

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